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Programme Festival d’Aix 2016

WOLFGANG-AMADEUS MOZART (1756 –1791)

Così fan tutte

Premier opéra donné au Festival en 1948, repris régulièrement depuis lors, Così fan tutte fait son retour au Théâtre de l’Archevêché. Troisième volet de la collaboration entre Wolfgang Amadeus Mozart et le librettiste Lorenzo Da Ponte – après Les Noces de Figaro en 1786 et Don Giovanni en 1787 –, l’ouvrage est créé le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne où il remporte un certain succès, même si la série de représentations est interrompue par la mort de l’Empereur Joseph II, le 20 février suivant. Composé sur
un livret original, héritier de diverses traditions galantes, la pièce met en scène un redoutable jeu d’échange amoureux initié par le philosophe Don Alfonso. Celui-ci défie Guglielmo et Ferrando en mettant en doute la fidélité de leurs fiancées Fiordiligi et Dorabella ; les deux amis, piqués au vif, parient sur la constance de leurs deux belles sans mesurer les conséquences d’un jeu finalement pas si innocent. Le sujet, longtemps considéré comme scabreux, contribua à éclipser l’ouvrage pendant près d’un siècle. Sur le plan musical, la partition se caractérise par la présence de somptueux ensembles, notamment dans le premier acte, ainsi que par une sensualité et une mélancolie typiquement mozartiennes.

Après Patrice Chéreau en 2005 et Abbas Kiarostami en 2008, la mise en scène de Così fan tutte revient au réalisateur français Christophe Honoré, qui a déjà abordé, à l’Opéra national de Lyon, des Dialogues des Carmélites et un Pelléas et Mélisande remarqués. La production est l’occasion de retrouver la soprano française Sandrine Piau qui renoue avec l’un de ses répertoires de prédilection, et un quatuor de jeunes chanteurs d’ores et déjà actifs sur les plus grandes scènes (New York, Milan, Londres, Salzbourg).

direction musicale mise en scène

Fiordiligi Dorabella Despina Ferrando Guglielmo Don Alfonso

Louis Langrée / Jérémie Rhorer Christophe Honoré

Lenneke Ruiten Kate Lindsey Sandrine Piau Joël Prieto Nahuel di Pierro Rodney Gilfry

Freiburger Barockorchester (en résidence) Chœur de l’Opéra de Cape Town

Nouvelle production du Festival d’Aix-en-Provence En coproduction avec l’Opéra de Lille

THÉÂTRE DE L’ARCHEVÊCHÉ

2016

CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)

Pelléas et Mélisande

« Mes longs cheveux descendent jusqu’au seuil de la tour, / Mes cheveux vous attendent tout le long de la tour / et tout le long du jour. » On pourrait dire de la création du Pelléas
et Mélisande de Maeterlinck au Théâtre des Bouffes-Parisiens en 1893 qu’elle est
l’acte fondateur du théâtre symboliste, un théâtre de l’âme qui se voulait en réaction contre le drame bourgeois et le naturalisme. Le texte de Maeterlinck porte l’empreinte
de l’intérêt de son époque pour un Moyen Âge aux contours imprécis ; il met en scène
des personnages « mystérieux comme tout le monde » : Golaud bute sur l’opacité de Mélisande, énigmatique jeune femme qu’il a rencontrée dans une forêt et qu’il a épousée ; Pelléas, demi-frère de Golaud, s’éprend de Mélisande ; leur amour est comme tu et ne transparaît que peu à peu. Ce théâtre des non-dits a inspiré à Claude Debussy une sorte de miroir français de Tristan et Isolde, dans lequel les tissages d’ombre et de lumière de Maeterlinck trouvent une résonance dans la poésie musicale debussyste.

Après Written on Skin en 2012 et Alcina en 2015, la metteuse en scène britannique Katie Mitchell retrouve son terrain de prédilection dans ce drame de la jalousie qui, de la mort de Pelléas par l’épée de Golaud conduit à celle de Mélisande. Temporalités incertaines, images oniriques et atmosphère d’inquiétante étrangeté participent de l’univers de Katie Mitchell. Sous la direction d’un des plus grands chefs d’aujourd’hui, Esa-Pekka Salonen, les chanteurs ici réunis suscitent l’admiration du public international dans leurs rôles respectifs : Laurent Naouri pour Golaud et Stéphane Degout pour Pelléas. Quant à Barbara Hannigan, bête de scène à qui le Festival d’Aix avait confié la création du rôle d’Agnès lors de la création de Written on Skin, elle effectuera ici une prise de rôle attendue.

direction musicale mise en scène

Mélisande Pelléas Golaud Arkel Geneviève Yniold Médecin

Philharmonia Orchestra

Esa-Pekka Salonen Katie Mitchell

Barbara Hannigan Stéphane Degout* Laurent Naouri
Franz Josef Selig Sylvie Brunet-Grupposo Chloé Briot*

David Wilson-Johnson

*Anciens artistes de l’Académie du Festival d’Aix

Nouvelle Production du Festival d’Aix-en-Provence GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE

2016

GEORG FRIEDRICH HAENDEL (1685-1759)

Il Trionfo del tempo e del disinganno

Genre né à Rome au début du XVIIe siècle au sein de la congrégation des Oratoriens fondée par saint Philippe de Néri, et particulièrement lié au contexte de la Contre- Réforme, l’oratorio emprunte dès ses débuts aux ressources musicales de l’opéra
pour servir des sujets sacrés. Plus généralement, il s’agit de sujets qui, à l’imitation de
La Rappresentazione di Anima et di Corpo (1600) d’Emilio de Cavalieri, ont recours à l’allégorie. Bien avant les grandes fresques que sont Saul et Le Messie, Haendel se prête à l’exercice en composant un ouvrage en deux parties sur un livret du cardinal Pamphili, dans lequel la musique donne corps au Temps, à la Vérité (plus exactement il Disinganno, la Désillusion), la Beauté et le Plaisir. Cet éloge baroque de la vanité et de l’éphémère est l’œuvre d’un tout jeune compositeur de 22 ans qui nourrira une partie non négligeable de son œuvre à venir de l’esprit et des trouvailles dramatiques de ce Triomphe du Temps et de la Désillusion.

La Beauté ne cessant de se contempler dans le miroir du Plaisir est ramenée à la vérité par le Temps et la Désillusion. Une thématique qui ne manquera pas de séduire le metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski, déjà bien connu du public des scènes lyriques, explorant ici pour la première fois le répertoire haendélien. Dans son Kabaret Warszawski présenté à Avignon en juillet 2013, il s’interrogeait, en véritable artiste baroque de l’ère contemporaine, sur la consistance de l’amour au milieu de l’inconsistance du monde. Après avoir dirigé la Résidence Haendel de l’Académie du Festival d’Aix en juin 2015, Emmanuelle Haïm, spécialiste de Haendel issue de la même génération que Warlikowski, extraira toute la substance musicale de ce chef-d’œuvre du compositeur saxon. Elle aura sous sa direction quatre chanteurs de première classe, notamment Sabine Devieilhe, nouvelle étoile parmi les jeunes sopranos françaises, et Franco Fagioli, contre-ténor superstar.

direction musicale mise en scène

Bellezza Disinganno Piacere Tempo

Le Concert d’Astrée

Emmanuelle Haim Krysztof Warlikowski

Sabine Devieilhe* Sarah Mingardo Franco Fagioli Michael Spyres

*Anciens artistes de l’Académie du Festival d’Aix

Nouvelle Production du Festival d’Aix-en-Provence
En coproduction avec l’Opéra de Lille et le Théâtre de Caen

THÉÂTRE DE L’ARCHEVÊCHÉ

2016

IGOR STRAVINSKI (1882-1971)

Œdipus Rex / Symphonie de Psaumes

Créé le 30 mai 1927 au Théâtre Sarah-Bernhardt, Œdipus Rex s’inscrit dans la période néoclassique de Stravinski, caractérisée par un intérêt marqué pour l’Antiquité, le retour à des formes anciennes et un souci d’accessibilité, en réaction à la musique atonale d’outre-Rhin. Si le livret s’inspire de la tragédie Œdipe Roi de Sophocle, adaptée par Jean Cocteau – Stravinski fréquente alors le tout-Paris où il est installé depuis 1919 – puis traduite en latin, la musique laisse entendre des sonorités délibérément monumentales et archaïsantes. Cet opéra-oratorio est d’abord donné en version de concert avant d’être présenté sur la scène de l’Opéra de Vienne en 1928. Comme dans Perséphone, Stravinski fait appel à un récitant, narrateur de l’histoire, et confère au chœur une place centrale héritée de la tragédie antique.

Composée trois ans plus tard « à la gloire de Dieu », la Symphonie de Psaumes est une pièce pour chœur et orchestre, témoin du rapprochement du compositeur avec l’Église orthodoxe russe. Reprenant des Psaumes issus de la Bible, elle est créée le 13 décembre 1930 à Bruxelles et inaugure le genre de la symphonie sacrée.

En grand spécialiste de Stravinski, le metteur en scène américain Peter Sellars a imaginé de réunir ces deux œuvres dans une même soirée et de faire de la Symphonie de Psaumes la suite d’Œdipus Rex : après avoir mené l’enquête funeste qui lui fait découvrir qu’il est le meurtrier de son père et l’époux de sa mère, Œdipe se crève les yeux et part en exile à Colone, guidé par sa fille Antigone. Ce puissant couplage scénique marque le retour à Aix du chef finlandais Esa-Pekka Salonen dont la direction d’Elektra, en 2013, a fait date, et qui formera équipe avec le metteur en scène américain afin de poursuivre son exploration de l’univers stravinskien après la somptueuse Perséphone de 2015. Ce diptyque s’inscrit ainsi dans le cycle Stravinski « œuvres scéniques – œuvres sacrées » entamé l’an passé.

direction musicale mise en scène

Œdipe
Jocaste
Créon / Tirésias /Messager Berger
Récitante / Antigone Ismène

Esa-Pekka Salonen Peter Sellars

Joseph Kaiser Violetta Urmana Willard White Joshua Stewart NN

NN
Orphei Drängar / Gustaf Sjökvist’s Chamber Choir / Sofia Vokalensemble

Philharmonia Orchestra

GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE

2016

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